Hausse des prix de nombre de médicaments... Un 'mal' nécessaire ?
L'ancien président du Syndicat des propriétaires de pharmacies privées, Naoufel Amira, a assuré que la récente révision des prix des médicaments ne permet toujours pas de couvrir les coûts supportés par la Pharmacie centrale.
Dans une déclaration accordée ce mardi à l'agence TAP, il a expliqué que cette actualisation concerne une longue liste de médicaments de référence et s'inscrit dans le cadre des révisions tarifaires périodiques. Il a rappelé que des ajustements similaires avaient déjà été effectués l'an dernier ainsi qu'en 2018 et en 2019, sans pour autant compenser le coût réel des médicaments.
Selon lui, la hausse du prix de certains médicaments ne doit pas être perçue comme une augmentation excessive. Pour plusieurs spécialités, la révision ne représente que quelques dinars supplémentaires. L'objectif, a-t-il précisé, n'est pas de peser sur le pouvoir d'achat des citoyens, mais de contribuer à couvrir une partie des coûts supportés par la Pharmacie centrale.
Le pharmacien estime que la polémique suscitée par les nouveaux tarifs s'explique par un manque d'information, mais aussi par la diffusion de données qu'il juge trompeuses. Il a insisté sur le fait que le rétablissement de l'équilibre financier de la Pharmacie centrale constitue une condition essentielle pour garantir la sécurité sanitaire du pays.
Il a enfin souligné que, malgré cette révision, les prix des médicaments en Tunisie demeurent abordables et a appelé à éviter les prises de position qui pourraient nuire à l'intérêt des patients et à leur droit d'accéder aux traitements dont ils ont besoin.
Pour rappel, la Pharmacie centrale a publié, le 24 juillet 2026, la circulaire n°30 portant sur l'actualisation des codes de certains médicaments, entraînant une révision de leurs prix.